Les bombardements intensifs d’infrastructures civiles ont fait plus de 380 victimes innocentes, dont de nombreux enfants, et des centaines de blessés. Le peuple libanais, qui a déjà connu plus de 17 ans de guerre, est à nouveau pris en otage. L’ampleur des destructions ramène le Liban plus de 20 ans en arrière.
Les communistes expriment donc leur solidarité à l’égard du peuple libanais et des Français vivant aujourd’hui au Liban.
La France appelle aujourd’hui, par la voix de son gouvernement, à un cessez-le-feu sous conditions.
Exiger un cessez-le-feu et organiser un corridor humanitaire est une bonne chose. Mais dans la lignée des positions américaines et israéliennes, on ne peut laisser imposer des conditions, à savoir le désarmement unilatéral du Hezbollah, pour obtenir l’arrêt des hostilités. Une telle position n’est pas à la hauteur de la gravité de la situation et ne permettra pas d’arrêter les violences et les bombardements.
Le désarmement du Hezbollah ne peut être que le résultat d’un consensus inter-libanais.
C’est d’ailleurs ce que proposent la quasi totalité des forces politiques du Liban ainsi que le gouvernement de ce pays.
En outre, au vu des profonds liens d’amitié existant entre la France et le Liban, au vu de l’ampleur des destructions là bas, le gouvernement ne peut pas laisser Israël détruire ce pays sans réagir !
Il faut exiger, comme l’a fait Marie-George Buffet à Matignon devant Dominique de Villepin, un cessez-le feu sans conditions. Et pour cela :
- imposer l’arrêt immédiat des bombardements et des incursions israéliennes au Liban et en Palestine.
- L’arrêt de tirs de roquettes du Hezbollah et du Hamas. Effectuer un échange de prisonniers. Toutes les personnes «soldats israéliens, élus et ministres palestiniens» détenus dans le cadre de cette crise doivent être libérés sans conditions.
- Garantir le respect absolu des conventions de Genève et du droit humanitaire. La sécurité des missions humanitaires et des secours d’urgence doit être garantie.
- Exiger le retrait des troupes israéliennes de Gaza et du Liban. Une force internationale sous l’égide de l’ONU devrait être chargée de faire respecter le cessez-le-feu et de sécuriser la zone.
Au-delà d’un cessez-le feu, il est urgent de se mobiliser pour réunir les conditions d’une paix durable au Proche-Orient. Le défifi posé à la communauté internationale est considérable. La France et ses partenaires européens doivent être à la hauteur et faire preuve d’initiatives. Une conférence internationale, dans le cadre de l’ONU doit être convoquée pour obtenir et garantir des avancées décisives :
- La mise en oeuvre d’un nouveau processus de règlement politique du conflit israélo-palestinien. Pour cela, il faut tout de suite rétablir les financements internationaux de l’autorité palestinienne. L’objectif est d’aller vers un règlement global comprenant la création d’un Etat Palestinien dans les frontières de 1967, la sécurité pour tous, la libération de tous les prisonniers palestiniens et libanais en Israël.
- La garantie d’une pleine souveraineté libanaise où seul un Etat démocratique et non confessionnel puisse disposer de la force armée. Seul un accord politique par consensus inter-libanais doit permettre l’obtenir le désarmement du Hezbollah
- La définition dans le cadre de l’ONU des conditions régionales de la sécurité et d’un désarmement multilatéral, notamment nucléaire, impliquant tous les pays concernés y compris l’Iran et Israël.
Un décès tout sauf « naturel »
Conditions de travail . En pleine canicule, un salarié d’un sous-traitant est mort sur le site Arcelor Dunkerque.
La CGT et la famille contestent l’hypothèse d’une « mort naturelle ».
« La vigilance, ça paie ! Depuis le 13 juillet, nous ne déplorons plus aucun fait accidentel : bravo à tous ! » se félicitait, le 1er août, le directeur du train continu à chaud (TCC) du site Arcelor Dunkerque, dans une note diffusée à ses salariés. Cynisme ? Provocation ? Quelques jours plus tôt, le 19 juillet, Patrick Darcy, quarante-quatre ans, a trouvé la mort dans ce secteur de l’usine. Il est vrai qu’il ne faisait pas partie des effectifs d’Arcelor. Précaire depuis toujours, cet électricien travaillait pour la Semib, un sous-traitant de Forclum, lui-même sous-traitant d’Arcelor. Ce jour-là, en pleine canicule, il s’effondre peu après 18 heures, victime d’un arrêt cardiaque.
Dans la chaleur et le bruit
Deux jours plus tard, le commissariat de police de Grande-Synthe déclare qu’il s’agit d’une « mort naturelle non due à la chaleur ». Une conclusion derrière laquelle le patron direct et Arcelor s’empressent de se retrancher. Mais pour le syndicat CGT de l’usine, pas question de clore le dossier. Les conditions de travail de Patrick Darcy laissent penser que ce drame aurait pu être évité si des mesures de protection avaient été prises.
Le train continu à chaud où il travaillait est une halle de 500 mètres de long où d’énormes barres d’acier sont laminées. « Elles sont transformées en bobines, qui sortent à une température comprise entre 400 et 730 degrés, explique Michel Towmsend, secrétaire du CHSCT du TCC. Été comme hiver, il fait très chaud. Les 600 salariés d’Arcelor sont dans des cabines climatisées, avec des fontaines d’eau. Les boulots les plus difficiles ont été sous-traités. » La dizaine de précaires recrutés par la Semib pour ce chantier temporaire devaient tirer des câbles électriques pour l’installation de nouvelles machines.
« C’est un boulot de fou, souligne le cégétiste. Ils tiraient des câbles de 6 centimètres de diamètre sur 100 ou 200 mètres, vous imaginez le poids. Le plus souvent, les sous-traitants interviennent pendant des arrêts de production, mais là, ils travaillaient dans la chaleur et le bruit du laminage, soit 90 décibels. Ce travail doit se faire avec des talkies-walkies pour coordonner les efforts. Eux s’épuisaient à hurler dans la halle. »
Onze heures de travail
« Depuis le drame, nous enquêtons et tout ce que nous découvrons est accablant », déplore Emmanuel Femery, délégué syndical CGT. « Patrick Darcy n’avait pas de contrat de travail, n’avait pas passé la visite médicale ni suivi la formation Sollaccueil censée être obligatoire pour travailler sur le site, détaille-t-il. Pour justifier ces irrégularités, M. Agez, le responsable de la Semib, a essayé de faire croire qu’il travaillait pour lui depuis deux jours seulement, mais en réalité il avait été embauché le 11 juillet. On se demande s’il était déclaré à l’URSSAF. » La Semib n’avait pas non plus effectué l’évaluation des risques obligatoire avant tout chantier pour fixer des mesures de prévention.
Le mardi 18 juillet, veille de son décès, Patrick Darcy travaille déjà dix heures et quinze minutes dans des conditions caniculaires. Il rentre chez lui épuisé, témoignera son logeur à la CGT. Le mercredi 19, Dunkerque connaît des pics de température (38,4 degrés à l’ombre). Arcelor affirme avoir relevé 38 degrés dans la halle après le décès, soit la même température qu’à l’extérieur. « Impossible, conteste M. Towmsend. Il devait faire 60 degrés dans le laminoir. » Le travail se poursuit pourtant, sans aménagement des conditions ni des horaires, au contraire même.
Ayant démarré ce chantier avec un jour de retard, la Semib étend ses horaires pour rattraper. Le cahier de pointage de l’usine montre que M. Darcy, arrivé à 7 heures à l’usine, devait en partir à 19 heures avec une heure de pause, soit onze heures de travail. « Quand il a eu son malaise, il entamait sa onzième heure de travail, dénonce Michel Towmsend. Le cahier a été raturé après coup pour enlever une heure, pour masquer le problème et parce qu’au-delà de dix heures de travail, l’entreprise aurait dû demander une dérogation à l’inspecteur du travail. »
Pas d’eau,pas de pause
Le lendemain du décès, lors de la reconstitution avec l’inspecteur du travail et l’ingénieur de la CRAM, le responsable de la Semib affirme que ses salariés disposaient d’eau fraîche à volonté et faisaient une pause d’un quart d’heure toutes les heures, comme le prévoit le Code du travail en cas de chaleur. « C’est faux !, contestent les cégétistes, qui ont recueilli des témoignages. Ils n’avaient pas d’eau, pas de pause et pas de lieu pour se reposer. L’Algeco censé leur servir de base de vie est situé à 4 kilomètres du TCC, et il était dans un état lamentable : pas d’eau potable, pas de douches, ni sièges ni frigo ; une couche de poussière montrait qu’il n’était pas utilisé. Les gars prenaient donc leur pause déjeuner sur leur lieu de travail ou bien dehors, en plein soleil ! »
Pour la CGT, Arcelor est aussi responsable. En tant que donneur d’ordres mais aussi parce que des aménagements pouvaient faire baisser la température dans ce hall. Emmanuel Femery précise : « La direction aurait pu amener des ventilateurs puissants qui existent dans l’usine, créer des ouvertures dans les plafonds et dans les murs de la halle, ce qu’elle a fait deux jours après l’accident ! Elle devait aussi s’assurer que les salariés des sous-traitants aient de l’eau et viennent se rafraîchir dans les lieux climatisés. »
Pas d’antécédents médicaux
Patrick Darcy était divorcé et père de deux adolescents. « D’après sa famille, il n’avait pas d’antécédents médicaux, ne buvait pas, ne prenait pas de médicaments, relatent les cégétistes. On ne meurt pas comme ça à quarante-quatre ans ! Nous attendons l’avis de la CRAM, mais, pour nous, c’est un coup de chaleur, qui doit être reconnu comme accident du travail. » Jeudi dernier, ils ont recueilli un nouvel indice qui attise leur colère : « Un salarié d’un autre sous-traitant a vu Patrick Darcy en train de vomir, le jour de sa mort, vers midi, raconte Michel Towmsend. C’est un symptôme du coup de chaleur. S’il avait été secouru et s’il avait cessé de travailler, il serait encore en vie. »
Aujourd’hui, la direction d’Arcelor pas plus que M. Agez, de la Semib, ne souhaitent s’exprimer sur l’accident. Soutenue par la CGT, la famille de Patrick Darcy est décidée à porter plainte pour faute inexcusable de l’employeur, ce qui déclenchera une enquête sur ce décès tout sauf « naturel ».
Huit millions de Français privés de vacances par manque de moyens.
Les disparités sociales continuent à se refléter dans le comportement des Français en matière de vacances: en 2004, 21 millions de personnes ne sont pas parties, dont huit millions pour des raisons financières, selon une étude de l'Insee publiée mercredi.
"Si l'accès aux vacances se démocratise progressivement, les écarts restent importants, selon les niveaux de vie", commentent les auteurs de l'étude.
En 2004 comme en 1999, le manque d'argent reste le frein principal pour les non partants (37%). Pour seulement 20% d'entre eux, le fait de rester à la maison relève d'un "choix délibéré". 15% évoquent des raisons de santé et 10% des motifs liés au travail ou aux études.
Parmi les personnes appartenant au quart des ménages les plus pauvres, "la moitié invoque logiquement des raisons financières", contre 18% seulement de la catégorie la plus aisée.
Par choix ou par contrainte, 35,4% des Français ne sont pas partis en vacances (séjour d'au moins quatre jours) en 2004. Parmi eux, "un noyau dur" de 26,4% n'est pas parti du tout, 3% ont tout de même effectué un court séjour (deux ou trois jours) et 6,1% ont passé un week-end en dehors de leur maison.
Parmi les Français les plus pauvres, 53,9% ne sont pas partis en vacances, contre seulement 15,9% pour la catégorie la plus aisée. Ces écarts se sont certes réduits entre 1999 et 2004, mais restent néanmoins importants, note l'Insee.
Si la durée moyenne de vacances est passée pour l'ensemble de la population à 17,1 jours en 2004 contre 15,7 jours en 1999, cette hausse n'est que de 0,8 jour pour les plus démunis. D'ailleurs, ces derniers ne prennent en moyenne que 10,7 jours de vacances par an contre 26,4 jours pour les plus riches.
Outre le niveau social, c'est l'âge qui influe sur la fréquence de départs en vacances. Si 36% des 20-29 ans sont restés chez eux en 2004, cette proportion monte à 52,7% pour les 70-79 ans.
L'Insee relève "une plus grande propension des jeunes retraités à partir en vacances": alors qu'en 1999, seulement 58% des 60-64 ans tentaient l'aventure, ils étaient 66% cinq ans plus tard.
Dans les années 1990, la propension au départ diminuait dès la quarantaine, mais en 2004 l'inflexion s'observe seulement après la soixantaine, et les départs ne se raréfient nettement qu'à partir de 70 ans, commente l'Insee.
Le comportement des retraités vis-à-vis des vacances est en effet loin d'être homogène: "pour partir, il faut être en forme et en avoir les moyens", commente l'Insee.
Les 60-69 ans sont partis en moyenne 25 jours en 2004 contre environ 18 jours en 1999. C'est désormais la tranche d'âge qui s'en va le plus longtemps, devançant les 10-14 ans qui partent 21 jours par an.
Autre facteur décisif, le lieu de résidence. Les habitants des zones rurales isolées sont 54,6% à ne pas partir contre un tiers seulement des résidents des villes.
Résider dans les communes du littoral n'incite pas à partir ailleurs, 45% de leurs habitants restant chez eux. De même, posséder un chien ou un chat semble constituer un frein au départ.
Pédopornographie: coup de filet en Europe et aux Etats-Unis
Les polices de 12 pays européens et des Etats-Unis ont perquisitionné quelque 150 domiciles mercredi dans le cadre d'une opération coordonnée de lutte contre la pédopornographie, qui s'est soldée par l'arrestation de plusieurs personnes, a annoncé Europol.
Les perquisitions ont été menées simultanément tôt dans la matinée dans le cadre d'une enquête internationale conduite par le police néerlandaise mais coordonnée par Europol, dont le siège est à La Haye.
"Les arrestations se poursuivent aux Etats-Unis à l'heure où je parle, donc nous n'avons pas encore leur nombre exact", a précisé Soren Pedersen, porte-parole d'Europol. Office de police criminelle de l'Union européenne, Europol a fourni une assistance technique et a aidé à identifier des suspects en Europe.
L'opération a impliqué les polices néerlandaise, française, autrichienne, belge, espagnole, italienne et suédoise. Des membres du FBI américain et des policiers slovènes, slovaques, lituaniens et estoniens ont également participé à cette action.
Le coup de filet fait suite à une enquête baptisée "Baleno", lancée en janvier, qui porte sur des documents à caractère pédophile diffusés sur Internet, a précisé M. Pedersen. Il s'agit de la première opération majeure menée conjointement par les polices européennes et américaine contre la pédopornographie.
Pour le droit à l’éducation des enfants palestiniens.
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Pour participer à la campagne, télécharger le bon de versement
Les enfants sont toujours les premières victimes des conflits. La situation faite aux enfants sur la terre de Palestine est humainement insupportable. Quelle vision du monde peut-on se construire dès son plus âge quand on grandit dans le dénuement, sans repère stable, relégué derrière un mur, souffrant au quotidien avec ses parents de l’occupation, des tensions, des affrontements ?
Les dirigeants politiques internationaux portent une lourde responsabilité. Ils n’ont cessé de tergiverser pour refuser au peuple palestinien le droit à une terre, à un État libre et souverain, donc à une vie dans la sécurité.
C’est inacceptable !
C’est parce que nous refusons l’avenir bouché réservé à ce peuple que nous nous sommes réunis avec l’Association des villes jumelées françaises et palestiniennes (AJPF), le chanteur Lulu, le Forum pour un autre monde, afin d’engager une initiative de solidarité pour le droit à l’éducation des enfants palestiniens.
C’est parce qu’il y a urgence que nous appelons à lever le blocus des aides internationales, à commencer par celles de l’Union européenne, qui frappe en premier lieu les populations.
C’est parce que nous pensons que l’éducation est l’un des moyens d’aider les enfants et de ne pas les laisser s’enfermer dans les griffes de l’obscurantisme que nous lançons une grande campagne de solidarité : collecter les centaines de milliers d’euros nécessaires pour offrir un cartable à 10 000 enfants palestiniens.
Cette initiative a pris sa source à la dernière Fête de l’Humanité et dans l’atelier d’écriture animé par le chanteur Lulu avec les lectrices et les lecteurs de l’Humanité. La synthèse de ces textes a permis à Lulu d’écrire trois chansons.
Elles vont maintenant être éditées dans un CD de la solidarité. Ces chansons sont utiles pour l’action concrète, la solidarité, la paix, l’avenir des enfants palestiniens.
Ainsi les mots et les mélodies les aideront à aller tout simplement à l’école, avec le matériel nécessaire pour apprendre.
C’est du droit fondamental des enfants à l’éducation dont il s’agit.
L’action que nous vous proposons est simple. Pour chaque don de 10 euros, un enfant palestinien recevra un cartable et des fournitures. En retour, vous recevrez le CD des chansons de Lulu. Avec le Forum pour un autre monde et l’AJPF, qui fait un travail remarquable pour développer la coopération entre les villes françaises, les villes et les camps de réfugiés palestiniens, nous apporterons directement aux familles et aux enfants 10 000 cartables.
Un premier bilan de cette campagne aura lieu à la prochaine Fête de l’Humanité.
Toutes celles et tous ceux qui portent dans leur coeur les droits des enfants, la paix, la justice et la solidarité peuvent s’associer à cette campagne : lectrices, lecteurs, citoyens, associations, élus, syndicats, collectivités locales, départementales ou régionales.
Ensemble pour les enfants palestiniens, agissons ! Il y a urgence.
Merci.
Téléchargement illégal: le Conseil constitutionnel annule les amendes réduites pour les particuliers
- Le Conseil constitutionnel a censuré jeudi trois dispositions "substantielles" de la loi sur les droits d'auteur sur Internet, annulant notamment les sanctions allégées créées pour les internautes téléchargeant des chansons ou des films.
Le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres a fait part de sa "satisfaction", la décision validant à ses yeux "l'ensemble de l'équilibre du texte". "La loi sur le droit d'auteur garantira le respect du droit d'auteur et la copie privée", salue le ministre dans un communiqué. Elle "concilie l'avenir de la création musicale et cinématographique française et celui du logiciel libre ainsi que l'accès des internautes à la culture".
Dans un communiqué diffusé jeudi, le Conseil constitutionnel, qui avait été saisi par des parlementaires de gauche, précise avoir "rejeté la plus grande partie de l'argumentation des requérants".
Il a toutefois déclaré "contraires à la Constitution" trois "points substantiels", dont les amendes réduites prévues pour les internautes qui utilisent des logiciels d'échanges "peer to peer" (P2P) pour télécharger des oeuvres. A l'origine, le gouvernement tablait sur une amende de 38 euros pour ceux téléchargeant un film ou une chanson et 150 euros pour ceux mettant à disposition des fichiers téléchargeables.
Cette disposition, destinée à éviter des sanctions trop lourdes pour les particuliers, a été jugée "contraire au principe d'égalité devant la loi pénale". En effet, l'échange de fichiers protégés reste un "délit" s'il est commis par d'autres logiciels que les P2P.
Le ministre "prend acte" de cette annulation. Il rappelle avoir voulu "que les internautes échappent aux peines de prison" et "réaffirme qu'il est nécessaire que les sanctions soient justes et proportionnées en fonction de la gravité des faits". Renaud Donnedieu de Vabres annonce qu'il va demander au garde des Sceaux "que les poursuites soient orientées vers les cas les plus graves".
Le Conseil constitutionnel a également annulé le dernier alinéa de l'article 21, qui exonérait de poursuites les auteurs de logiciels destinés à échanger des fichiers non soumis aux droits d'auteur, parce que cet article prévoyait "des conditions imprécises et discriminatoires". Enfin, les dispositions exonérant de sanctions ceux qui contourneraient les protections électroniques des fichiers pour pouvoir les lire sur tous les supports n'ont pas non plus été validées.
Relakks veut garantir l'anonymat aux pirates de l'Internet.
« Nous sommes complètement débordés par le succès de notre service […] en conséquence de quoi notre plate-forme de paiement ne fonctionne plus et les performances de nos serveurs ne sont pas à la hauteur de nos espérances ». Ce bref message laissé sur la page d"accueil du site (sécurisé) Relakks.com, suffit à traduire l"engouement rencontré par le tout nouveau service de navigation anonyme sur Internet que vient de lancer cette société suédoise.
Le principe est simple et il remonte (presque) aux origines de l"Internet. Il s"agit d"une déclinaison des « darknets », ces réseaux privés, à la réputation parfois sulfureuse, qui naissent et disparaissent dans des recoins de l"Internet en permettant à des initiés de s"échanger des données en tout anonymat.
L"initiative de Relakks, formée en partenariat avec le très militant Parti Pirate suédois, vise à élargir le concept du darknet au grand public. Avec un objectif affiché : permettre aux internautes qui le souhaitent de s"échanger des fichiers, et, par voie de conséquence, pour certains, de télécharger illégalement de la musique, ou de la vidéo, en tout anonymat. Coût du service : 5 euros par mois, dont une partie servira à financer les actions du Parti Pirate suédois qui entend bien présenter des candidats aux élections législatives de septembre prochain.
Des réseaux à la réputation sulfureuse
Le principe est aisé : chaque ordinateur passant par Relakks se voit attribuer une adresse IP, unique et suédoise, quel que soit son emplacement dans le monde. Ajouté à cela un très haut niveau de cryptage des données transférées, et le tour serait joué. « Serait », car il est difficile de parier sur l"espérance de vie d"un tel service, surtout, explique la BBC, si l"on considère l"évolution récente de la législation suédoise qui prohibe désormais le téléchargement de films et de contenus culturels protégés par le droit d"auteur.
De plus, l"image de marque des darknets n"a pas toujours été très bonne, tant ces réseaux sont parfois soupçonnés de servir aux hackers et aux pédophiles. A l"opposé, dans les pays où les droits de l"homme ne sont pas célébrés tous les jours, ils peuvent être utilisés par des dissidents politiques pour s"échanger des informations.
« Nous sommes conscients des dangers. Nous n"avons aucun contrôle sur le type de fichiers échangés sur ce réseau. Mais cela ne nous gêne pas car c"était bien l"objectif visé », a déclaré l"un des responsables du Parti Pirate suédois à la BBC. Peut-être, mais à bien y réfléchir, que penser d"un service qui promet l"anonymat à ses utilisateurs, mais par essence doit bien les identifier à un moment ou à un autre quand il s"agit de régler les 5 euros d"abonnement mensuel ?
La lutte contre le sida peut être économiquement viable.
Une étude démontre qu'un traitement massif contre l'épidémie dans les pays les plus touchés peut se révéler payant pour leur économie.
Sur six pays africains étudiés, quatre démontrent qu'une politique à grande échelle de lutte contre le sida permet de lutter efficacement contre les effets destructeurs sur l'économie, et peut même devenir profitable a court terme.
Selon cette simulation menée par trois chercheurs de l'Inserm, Jean-Paul Moatti, Bruno Ventelou et Yann Videau, et présentée lors du Congrès international sur le sida qui s'achève aujourd'hui à Toronto, ces quatre pays (Angola, Bénin, Cameroun, Côte d'Ivoire) " pourraient même autofinancer leur programme " de riposte à la pandémie à l'horizon 2010. Le choix de la riposte massive, qui paraît évident sur un plan strictement moral, a fait l'objet d'une controverse à Toronto entre des économistes.
L'un deux, à la tête de la société américaine de placements Homrich & Berg, a mis en garde contre la tentation de certains pays en développement (PED) de financer la lutte contre la pandémie par l'inflation et le déficit budgétaire sans penser aux équilibres à long terme. Mais un expert d'Actionaid a plaidé l'urgence de la situation et la nécessité de mobiliser des ressources pour " sauver des vies ".
Ce qui est sûr, c'est que l'épidémie risque de coûter cher aux PED touchés : un point de croissance sur la prochaine décennie en Inde, où le nombre de personnes atteintes par le VIH est le plus élevé du monde (au moins 5,6 millions de malades).
Manque d'infrastructures. En Afrique subsaharienne, l'Inserm a évalué ce coût entre 0,8 % et 1,4 % du PIB entre 1990 et 2025 du fait de la perte de main-d'oeuvre, de la baisse de l'épargne, du prix des traitements... Facteur aggravant, l'Afrique connaît hors des villes un manque cruel d'infrastructures et souffre d'une " fuite des compétences médicales faute de salaires attractifs ", explique Alioune Blondin-Diop, président de Médecins d'Afrique. D'où l'urgence de lancer des programmes de formation de personnels (médecins, auxiliaires médicaux...).
Outre les institutions internationales, la France a contribué à mettre sur pied une agence de coopération avec les pays du sud, Esther, pour laquelle le ministère de la Santé va plus que doubler sa subvention, à 10 millions d'euros. Et l'Europe accorde des fonds qui sont intégrés dans le budget santé de certains pays africains. Côté privé, le laboratoire BMS, Bristol-Myers Squibb, réalise en Afrique subsaharienne, avec sa fondation éponyme et le collège de médecine Baylor, un programme de construction de cliniques et de formation de populations locales engagées dans la lutte contre le sida. BMS a investi 150 millions de dollars sur onze pays dans ce programme baptisé " Protéger l'avenir ".
40 députés UMP contre un article de la loi Taubira.
La première commémoration nationale de l'abolition de l'esclavage et des traites négrières, il s'est trouvé, à l'UMP, une quarantaine de députés pour demander l'abrogation de l'article 2 de la Loi n°2001-434 du 21 mai 2001 dite "Loi Taubira" qui précise que « les programmes scolaires et les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines accorderont à la traite négrière et à l'esclavage la place conséquente qu'ils méritent. »
Les députés en question disent agir « au titre du parallélisme des formes, et par souci d'égalité de traitement », faisant référence à l'abrogation récente de l'article 4 de la Loi du 23 février 2005 « portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés. »
En cela, la démarche de ces députés UMP est assez différente de celle qui avait amené plusieurs intellectuels à demander globalement, à un autre moment et sur un autre mode, « l'abrogation des articles de loi contraignant la recherche et l'enseignement de cette discipline ».
D'ailleurs, parler en l'occurrence de « parallèlisme » est quelque peu simplificateur. Là où la loi Taubira demande qu'on accorde une « place conséquente » à la question historique de l'esclavage, la loi en faveur des rapatriés demandait qu'on reconnaisse le « rôle positif » de la colonisation. Ce n'est pas exactement la même chose.
Dans un article du 22/01/06 nous constations que « près de deux ans après le début de l'étude de ce projet de loi, les partis et organisations de gauche sont incapables de produire une analyse précise des différents points du texte, oscillant entre s'accrocher à une unique petite phrase et rejeter tout le dispositif, deux marques de paresse intellectuelle alors qu'il y aurait sûrement eu matière à réflexion et à proposition (concernant l'article 13, par exemple). »
Mais, visiblement, à droite, la réflexion n'a pas volé beaucoup plus haut, pour qu'il se trouve quarante députés UMP pour s'opposer à ce qu'une loi demande qu'on accorde « à la traite négrière et à l'esclavage la place conséquente qu'ils méritent ». Quoique, quand on prône "l'immigration choisie", c'est somme toute logique ;-) :
Lionnel LUCA, Député des Alpes-Maritimes -
Christian KERT, Député des Bouches-du-Rhône -
Jacques REMILLER, Député de l'Isère -
Jacques-Alain BENISTI, Député du Val de Marne -
Philippe VITEL, Député du Var
Jérôme RIVIERE, Député des Alpes-Maritimes -
Olivier DASSAULT,Député de l'Oise -
Richard MALLIÉ, Député des Bouches-du-Rhône -Daniel SPAGNOU,Député des Alpes de Haute Provence -
Bernard DEFLESSELLES,Député des Bouches-du-Rhône-
Maryvonne BRIOT, Député de Haute-Saône -
Christophe PRIOU, Député de Loire Atlantique -
Jean-Jacques DESCAMPS, Député d'Indre et Loire -
Léon VACHET, Député des Bouches du Rhône -
Muriel MARLAND-MILITELLO, Député des Alpes-Maritimes -
Philippe PEMEZEC,Député des Hauts de Seine -
Arlette FRANCO, Député des Pyrénées-Orientales -
Daniel MACH, Député des Pyrénées-Orientales -
Maryse JOISSAINS-MASINI,Député des Bouches-du-Rhône -
Thierry MARIANI,Député du Vaucluse -
Georges GINESTA,Député du Var -
Jean-Pierre DECOOL,Député du Nord -
Jean-Paul GARRAUD,Député de la Gironde -
Jean-Marc NUDANT, Député de la Côte d'Or -
Paul-Henri CUGNENC, Député de l'Hérault-
Jean-Jacques GUILLET, Député des Hauts-de-Seine -
Jean-Claude GUIBAL,Député des Alpes-Maritimes -
Josette PONS, Député du Var-
Jacques MYARD, Député des Yvelines -
Jacques DOMERGUE, Député de l'Hérault -
François GUILLAUME, Député de Meurthe et Moselle -
Christian VANNESTE, Député du Nord -
Guy TEISSIER,Député des Bouches-du-Rhône -
Bruno GILLES, Député des Bouches-du-Rhône -
Dominique TIAN,Député des Bouches-du-Rhône -
Michel ROUMEGOUX,Député du Lot -
Patrick BEAUDOUIN,Député du Val de Marne -
Geneviève LEVY,Député du Var -
Loïc BOUVARD, Député du Morbihan -
Michèle TABAROT,Député des Alpes-Maritimes -
Zone euro: la baisse de l'inflation n'infléchira pas la BCE
L'inflation et la production industrielle dans la zone euro ont baissé en juillet, selon les chiffres publiés jeudi par l'office statistique européen Eurostat, pourtant la Banque centrale européenne devrait continuer à augmenter ses taux d'intérêt, selon des économistes.
L'inflation annuelle a atteint 2,4% en juillet, selon une deuxième estimation corrigée d'Eurostat, après 2,5% en juin.
Ce chiffre est inférieur aux prévisions des économistes interrogés par l'agence financière AFX News, qui tablaient sur 2,5% en juillet.
Cependant l'inflation sous-jacente, c'est-à-dire hors produits volatiles comme l'énergie et les produits frais, a augmenté à 1,6%, contre 1,5% en juin.
L'objectif d'inflation fixé par la BCE (BCE.TO - actualité) est de "moins de 2% mais proche de 2%".
"Cette légère baisse ne va pas dissuader la BCE d'augmenter son principal taux d'intérêt directeur à 3,25% en octobre (contre 3% actuellement), d'autant plus que la hausse de l'inflation sous-jacente va renforcer ses craintes", estime Howard Archer, économiste de Global Insight.
"Aussi longtemps que l'inflation restera supérieure à son objectif de 2%, la BCE ne va pas lâcher prise", juge David Brown, de Bear Stearns International.
Par ailleurs la production industrielle a baissé de 0,1% en juin, comparé à mai, et elle a augmenté de 4,3% par rapport à juin 2005. Des chiffres légèrement inférieurs aux prévisions, selon AFX News.
Mais ce léger repli suit une forte hausse en mai (+1,8%), remarque Howard Archer. Et "sur l'ensemble du deuxième trimestre, la production a progressé de 1,0%, après déjà une hausse de 1,1% au premier trimestre", note également Holger Schmieding, de Bank of America (NYSE: IKJ - actualité) .
"Avec une croissance au-dessus de la tendance et une inflation au-dessus de l'objectif, la BCE voudra continuer de resserrer les conditions du crédit" dans la zone euro, conclut Holger Schmieding.
Au deuxième trimestre, la zone euro a enregistré d'excellents chiffres de croissance (+0,9% sur le trimestre et +2,4% sur un an), supérieurs aux attentes.
La BCE a pour sa part confirmé la semaine dernière son intention de continuer à monter ses taux d'intérêt pour contrer les risques inflationnistes, si la reprise économique se poursuivait.
L'institut avait annoncé début août une nouvelle hausse de taux d'un quart de point, à 3%, de son principal taux directeur, la quatrième depuis décembre 2005. Les économistes estiment pour la plupart qu'elle devrait encore remonter ce taux jusqu'à 3,50% d'ici à la fin de l'année.
Le Front Populaire a été un immense mouvement social et politique. Il a permis de repousser le fascisme français qui menaçait la République. Et après la victoire électorale du Front Populaire, les travailleurs, par une grève sans précédent, occupant les entreprises, ont obtenu : les congés payés, les 40 heures, des conventions collectives, des délégués élus dans les entreprises et d’importantes augmentations de salaires.
L’idée du Front Populaire pour le pain, la paix, la liberté, initiée par le Parti communiste, était devenue un irrésistible mouvement social, politique, unitaire.
En 1945, le programme du Conseil national de la Résistance, les nationalisations, les Comités d’entreprise, les nouveaux droits des travailleurs ont, à bien des égards, continué les idées de 1936 - 2006
Après des années de régression sociale, de mépris et d’injustices, la jeunesse et le peuple cherchent à nouveau les chemins d’une issue face à une société de plus en plus insupportable. Comme en 1936, un espoir monte en France et en Europe.
L’histoire ne se répète jamais. Mais la grande leçon du Front Populaire est vivante : l’importance des combats sociaux, le besoin de rassemblement et d’union et le rôle central de l’initiative populaire.
* 1°n victoire pour la jeunesses et les travailleurs Le front populaire.
Pendant deux mois, notre pays a connu une mobilisation exceptionnelle pour exiger le retrait du CPE.
Les millions de lycéens, d’étudiants, de salariés engagés dans ce mouvement ont finalement obtenu
gain de cause. Or, des milliers de jeunes, interpellés lors des manifestations de ces dernières
semaines alors qu’aucun de leurs agissements ne peut être assimilé à un comportement de « casseurs »,
sont condamnés à la chaîne par les tribunaux.
Cet acharnement répressif est d’autant plus inadmissible que les exemples abondent qui révèlent l’injustice
et l’arbitraire de ces arrestations et le plus souvent de ces condamnations. Alors que le CPE a vécu, il serait totalement
incompréhensible que le pouvoir continue à vouloir faire payer sa défaite aux
jeunes engagés dans ce mouvement. Nous demandons l’arrêt de toutes les poursuites engagées contre
des jeunes anti-CPE et l’amnistie des peines déjà prononcées à leur encontre.
* le journal "l'Humanité." *